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Le béret basque bien sûr.

Le béret est exclusivement en laine tricotée, sous forme d’une grande galette circulaire, mais ouverte du centre au bord. Les bords sont ensuite réunis par un remaillage, de façon à former le béret. La partie centrale présente une ouverture circulaire. Les bérets sont mis dans un bain et foulonnés : les fibres se resserrent, la laine est feutrée et le béret acquiert ses dimensions quasi-définitives. La durée du feutrage détermine le degré de solidité et d’imperméabilité : les bérets militaires sont ceux qui ont la plus longue durée de feutrage.

Il est ensuite gratté, teint. Au sortir du bain de teinture on introduit à l’intérieur une forme en bois aux dimensions voulues : en séchant, le béret acquiert ses dimensions définitives. On coud une doublure à l’intérieur ainsi que la bordure intérieure en cuir. La petite « queue » qui dépasse au centre, le cabilhòt ou cabilhou (« petite cheville »), la coudète ou le coudic (« petite queue »), était l’extrémité des fils résultant du tricotage à la main. Comme il n’existe plus avec le tricotage machine, il est rapporté ultérieurement : son absence serait en effet inacceptable (couper le cabilhou du béret de quelqu’un pouvait être considéré comme une insulte grave). La bordure intérieure était à l’origine retournée pour intégrer un ruban (liguette) qui, serré par un nœud, permettait de régler le tour de tête. La bordure en cuir, plus simple à fabriquer, oblige à donner un tour de tête fixe à chaque béret. Le nœud factice qui orne la bordure en cuir est donc un souvenir de la fabrication originelle avec la liguette. La fabrication des bérets « fantaisie » se fait selon des procédés différents, souvent des temps de feutrage réduits, ce qui leur laisse plus de douceur et de souplesse.



Rédigé par Maxbarteam le 01/08/2019 :