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Extrait Cure Thermale

PARTIE DU CHAPITRE II


…...Parfaitement placé au centre du carrefour, effectuant les signaux réglementaires, un bras levé, l’autre indiquant le bas côté, Marcel fit signe au chauffeur de stationner son véhicule en bordure de chaussée. Le conducteur surpris par ce contrôle routier tout autant inopiné qu’inhabituel freina un peu tardivement manquant de renverser Marcel dont le képi roula doucement sur le macadam, terminant sa course dans les herbes hautes et humides. Le féroce, déjà très motivé n’avait pas besoin d’un tel scénario pour se déchaîner. Ramassant lestement son couvre-chef accidenté il se rua en direction du véhicule, bien décidé à donner une leçon de conduite à ce pauvre homme désappointé. En se rapprochant du véhicule par l’arrière Marcel maugréait tout seul à voix basse : « Mais putaing de Manon, qu’est-ce qui m’a foutu d’un malestruc pareil ? Assassin ! Ah ton permis, t’es pas prêt de le récupérer mon gaillard ! ». Alors qu’il se trouvait encore à deux trois mètres du véhicule il hurla :



Parvenant à la hauteur de la vitre conducteur, Marcel stupéfait reconnut Louis Cannicas, agriculteur du coin, l’un des membres de son équipe de battues au grand gibier.


- Oh mille dieux ! C’est toi Louis ? Qu’est-ce que tu branlicotte avec cette cacugne pourrie ?

- Eh bé, je viens de l’acheter d’occase à « lou boun agut », sur un trait net, c’est Denise qui me la choppée sur son ordinateur, un vieux de Saint-Sever qui s’en débarrassait. Je vais m’en servir pour batailler sur les chemins quand il y aura quelques bécasses, et tu vois, comme derrière il n’y a pas de siège, pastaga et anisette ont de la place. Pour être franc avec toi Marcel, je t’avoue que je ne la maîtrise pas encore totalement la bête, mais…

- Eh, couillonnot, je l’ai bien compris que tu ne la maîtrisais pas ta charrette, d’un poil de biche près tu me foutais au fossé ! En plus tu n’as pas la ceinture, mais j’hallucine. Je vais être obligé de te coller une prune Louis. Les amis sont les amis, mais il y a des limites, surtout en police route !

- Tu déconnes Marcel, tu ne vas pas m’allumer, tu me fais marcher ? C’est bien la saison des prunes mais à « Agen même », ici c’est le maïs.

- Eh que oui je te fais marcher couillon, les prunes c’est bon pour les parigots ou les bordelais, mais tu exagères Louis, tu serais tombé sur les chats bottés ils te déchiraient ton permis. Ils ne rigolent pas au peloton motorisé, c’est pas comme moi.

- Merci Marcel, t’es un brave type, je te la boucle cette foutue ceinture, et je te promets de faire gaffe. Tiens, puisque tu es chouette, je vais te donner un tuyau.


Eh oui, Marcel, gendarme de la vieille école savait donner d’une main pour recevoir de l’autre, se faire respecter tout en restant humain. Louis Cannicas, heureux de s’en tirer à bon compte était fier de l’information top secret qu’il détenait et dont il allait faire profiter la maréchaussée. Il poursuivit :


- Tu sais que ce conneau de Dubrain-Bougour va venir.....A SUIVRE DANS CETTE SOMBRE AFFAIRE DE CURE THERMALE .

      




Rédigé par Maxbarteam le 24/10/2016 :