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Extrait de Hold-up dacquois.



/.........Il fidélisait quelques contacts avec la pègre albanaise et participait parfois à des affaires transfrontalières ponctuelles mais juteuses. Bien que fiché par les services de police qui n’avaient jamais fait le lien avec son trouble passé, souvent suspecté, jamais condamné il ne souffrait d’aucune surveillance particulière.

Comme ses malheureux congénères il jurait devant les autorités du pays en crachant par terre, la larme à l’œil, chaque fois qu’il en avait l’opportunité que les aides sociales trop faibles ne permettaient pas aux pauvres expatriés honnêtes comme lui de vivre dans des conditions décentes. Pour un peu il aurait fait...il faisait pitié.


En cette nuit de décembre il avait convoqué toute l’équipe, Marash Abraccic dit Désossé, Zogar Brogotian appelé l’Enclume et Sugar Rubovic surnommé Doulos. Une équipe de choc, une belle équipe, la dream team du casse venue du Kosovo mais domiciliée sur le territoire français. Ces petites réunions de famille n’avaient lieu qu’après vingt et une heures, l’heure légale limite pour entamer une perquisition, ceci afin de se prémunir de toute descente de la maison poulaga. Leur dernier coup remontait à quelques mois et les fonds commençaient à manquer. Ce n’était pas les petits cambris garde-manger qui lui permettraient de changer la Mercedes, la caravane et les motos des gamins. Toutefois il bénéficiait encore de dons non négligeables venus du ciel au profit de la grande famille des gens du voyage.

Depuis trois semaines Joji et ses enfants s’étaient installés sur le camp de Ginestous, banlieue toulousaine du côté de Sesquières. Il se plaisait à Ginestous, les bleus ne pénétraient que rarement dans le camp et pour cela ils devaient disposer de gros moyens difficiles à mettre en œuvre. L’inefficacité de telles pratiques l’amusait, déploiement colossal de forces finalement inutiles, servant uniquement à tenter de rassurer les braves gens et faire croire à l’investissement des élus. Lors de ces opérations coup de poing de grosse envergure la montagne accouchait toujours d’une souris. Ce qui plaisait moins à Joji, c’était que depuis quelques mois le maire de Toulouse laissait entendre que ce camp serait démantelé prochainement. Toutefois cette décision n’inquiétait qu'à moitié Joji, avant que cela ne se fasse de l’eau aurait coulé sous les Ponts Jumeaux et le Pont des Demoiselles.

Le Kosovar ne craignait rien ni personne lorsqu’il montait au braquo...



Rédigé par Maxbarteam le 23/08/2010 :